martedì 24 dicembre 2013

Chiamiamola pure poesia

Poesia.. ... 
Per iniziare ci sta bene una colta citazione tratta dalla Treccani (dalla colonna a destra, quel vocabolario tende a essere quasi più logorroico di me):
poesia /poe'zia/ s. f. [dal lat. pŏēsis, gr. póiēsis, der. di poiéō "fare, produrre"]. - 1. (crit.) a. [l'arte di produrre composizioni in versi] ≈ ‖ poetica. b. [componimento in versi: comporre una p.] ≈ ‖ rime, versi. ⇓ ode, poema, sonetto.
Le mie?Io le chiamo poesie perché con quei testi (che posterò) parlo non di riflessioni spicciole su politica, cultura, società, filosofia e cose così.
No, con i versi e le strofe (per quanto le due definizioni le usi, nel mio caso, con molta libertà) parlo di quel mondo emotivo che mi perseguita, mi assilla, mi stressa, mi arricchisce, mi intristisce, mi rallegra da sempre. 
Un mondo che non riesco a plasmare attraverso la prosa (anche se in qualsiasi scritto di commento viene fuori comunque la mia emotività) e le sue regole, i suoi canoni, i suoi tic.. ... ma che, in qualche modo, riesco a esprimere  attraverso la mia personalissima reinterpretazione del concetto di poesia.
E con questa roboante affermazione finisco questo secondo post in attesa di editare, rivedere e scegliere la prima poesia da sottoporre alla pubblica critica. 
Per rimanere in tema la citazione di questo post è una poesia sui gatti, enjoy.


    Le chat
    Dans ma cervelle se promène
    Ainsi qu'en son appartement,
    Un beau chat, fort, doux et charmant.
    Quand il miaule, on l'entend à peine,

    Tant son timbre est tendre et discret ;
    Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
    Elle est toujours riche et profonde.
    C'est là son charme et son secret.

    Cette voix, qui perle et qui filtre
    Dans mon fonds le plus ténébreux,
    Me remplit comme un vers nombreux
    Et me réjouit comme un philtre.

    Elle endort les plus cruels maux
    Et contient toutes les extases ;
    Pour dire les plus longues phrases,
    Elle n'a pas besoin de mots.

    Non, il n'est pas d'archet qui morde
    Sur mon coeur, parfait instrument,
    Et fasse plus royalement
    Chanter sa plus vibrante corde,

    Que ta voix, chat mystérieux,
    Chat séraphique, chat étrange,
    En qui tout est, comme en un ange,
    Aussi subtil qu'harmonieux !

    II

    De sa fourrure blonde et brune
    Sort un parfum si doux, qu'un soir
    J'en fus embaumé, pour l'avoir
    Caressée une fois, rien qu'une.

    C'est l'esprit familier du lieu ;
    Il juge, il préside, il inspire
    Toutes choses dans son empire ;
    Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

    Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
    Tirés comme par un aimant
    Se retournent docilement
    Et que je regarde en moi-même

    Je vois avec étonnement
    Le feu de ses prunelles pâles,
    Clairs fanaux, vivantes opales,
    Qui me contemplent fixement.
               Charles Baudelaire

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